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Parler de la mort à son enfant

La mort fait partie du cycle normal de la vie. Elle est la première source de stress. En parler avec son enfant est parfois complexe par la peur qu’elles éveillent en nous et par les tabous qui l’entourent. La mort intervient le plus souvent, à l’extérieur de l’environnement familial de l’enfant : hôpital, voies publiques. …

Parler de la mort à ses enfants

La mort fait partie du cycle normal de la vie. Elle est la première source de stress.

En parler avec son enfant est parfois complexe par la peur qu’elles éveillent en nous et par les tabous qui l’entourent.

La mort intervient le plus souvent, à l’extérieur de l’environnement familial de l’enfant : hôpital, voies publiques. La peur de la mort, par son incompréhension par l’enfant s’associe à la peur d’un environnement qu’il perçoit comme pouvant être dangereux.

Petite enfancePetite enfance, enfance

Au cours de son apprentissage, entre 5 ans et 7 ans, l’enfant prend conscience que la mort existe et pose des questions auxquels il est salutaire de répondre pour le préparer et l’informer des deuils qui font partie intégrante de l’existence de chaque être humain. C’est l’informer que personne n’est éternel et que les êtres chers qui l’entourent ou l’entoureront peuvent disparaître un jour.

Il est salutaire de répondre aux questionnements de l’enfant avec des mots simples et compréhensibles pour son âge et de s’appuyer sur des situations en lien avec ses centres d’intérêt. Les dinosaures souvent appréciés par les enfants, par l’imaginaire qu’ils suscitent peuvent être un point de départ pour évoquer la vie et la mort.

Lorsque le décès d’un proche survient, la mort réveille les inquiétudes et les interrogations de l’enfant.

Quelque soit l’âge de l’enfant, l’enfant doit toujours être informé du décès d’un être proche, pour éviter que dans le temps, l’absence d’un être cher se transforme en non-dit.

L’information doit être accompagnée de paroles consolatrices pour lui éviter tout sentiment d’être abandonné. Je suis là, je m’occupe de toi, je t’aime, c’est normal que tu sois triste, que je sois triste. Pour accentuer la « normalité » lui parler, par exemple, de la météo, le ciel est parfois nuageux, il pleut, le soleil est toujours derrière les nuages, même si je suis triste, le soleil est et sera toujours présent dans mon cœur et le soleil revient toujours en lui évoquant toutes les belles choses présentes dans sa vie et qui ont fait la joie, le bonheur de la personne disparue. C’est autoriser l’enfant et s’autoriser à donner de la vie à la vie.

Proposer à l’enfant de participer au rituel des obsèques est souhaitable. C’est l’inclure dans l’émotion familiale et lui permettre de donner à la mort sa réalité. Il est toutefois, salutaire de ne pas l’imposer à l’enfant si celui-ci le refuse, mais de l’accompagner dans le respect de sa décision.

L’enfant est ainsi plus à même de comprendre les sentiments de tristesse, colère, mal-être des personnes qui prennent soin de lui et de le rassurer sur l’amour et l’attention qu’on lui porte.

C’est ainsi que l’enfant intègre progressivement le caractère définitif de l’absence de l’être cher.

Une des plus grandes questions des enfants est le devenir des personnes disparues.

Difficile d’y répondre, personne à ce jour, n’a de certitude à ce sujet.

Nous avons le plus souvent tendance à dire à l’enfant que l’être cher sera toujours présent sans qu’on le voie. C’est une des grandes peurs des enfants qui pensent ainsi que l’être cher le regarde et le surveille et l’amener à perdre sa spontanéité, sa joie par la pression ressentie.

L’enfant ne doit pas rester dans l’attente du retour du disparu ou déclencher la peur d’aller se coucher, éviter d’évoquer que l’être disparu est parti ou qu’il dort

Il est préférable d’évoquer que la personne disparue sera toujours présente dans son cœur et de lui rappeler que celle-ci l’a aimé et souhaite qu’il reste l’enfant heureux qu’il était en compagnie de celle-ci.

La suggestion de Françoise Dolto d’évoquer « Il est mort parce qu’il a finir de vivre » est à préconiser, elle permet à l’enfant de reporter à longtemps l’hypothèse de sa propre mort.

Le rassurer est essentiel pour satisfaire son besoin de sécurité.

AdolescenceAdolescence

Le processus du deuil chez les adolescents est équivalent processus du deuil chez les adultes cf. article « Stress et deuil » /stress-deuil/.

Comme pour l’adulte, le deuil affecte son affect, son émotionnel, le renvoie à l’ultime existence de sa vie, à ses peurs, ses angoisses, associés à un sentiment de perte, de manque.

Ces réactions peuvent être immédiates ou s’installer progressivement, le temps confirmant l’absence, l’inéluctable.

Le cheminement du deuil est propre à chaque enfant, au regard de sa perception face à cette situation et de la perte des repères que celui-ci engendre, dans sa vie d’adolescent.

L’adolescence est une période ou l’enfant doit garder confiance en l’adulte. La vérité sur le deuil doit être dit et formulé avec des mots simples et l’adulte doit répondre aux questions de l’adolescent. Pour les questions sans réponse, l’adulte doit faire preuve d’humilité et oser avouer à son enfant qu’il ne sait pas. Comme pour le petit enfant, l’adolescent a besoin d’être sécurisé et rassurer sur l’amour et l’attention qu’on lui porte et continueront à lui apporter.

A l’adolescence, les réactions des enfants sont plus vives, au regard de l’évolution qu’ils perçoivent en eux et autour d’eux. Lors du deuil, les émotions et sentiments comme la tristesse, la colère, l’abandon, le ressentiment, le sentiment d’injustice, voire de trahison sont également exacerbés.

A l’adolescence, les sentiments d’amour et de haine sont souvent intensifiés. Lors d’un deuil, si la relation avec la personne décédée était source de conflits ou de désaccord, l’adolescent peut ressentir de la culpabilité.

La mort d’un être cher à l’adolescence se superpose au deuil de l’enfance. Regard du petit enfant vers l’adulte en devenir, au niveau corporel, mais également dans sa relation avec ses Parents où le détachement est nécessaire pour sa construction.
Tout deuil est une période de solitude intérieure.

Le deuil d’un proche confronte l’adolescent à l’existence de la mort et de son invulnérabilité par la prise de conscience qu’il peut aussi mourir. Le deuil renforce ainsi le questionnement propre à l’adolescence sur le sens de la vie.

Le deuil peut parfois faire régresser l’adolescent vers l’enfance ou au contraire accélérer sa maturité, par sa tendance à se responsabiliser, pour aider et protéger son entourage.

Tout comme pour le petit enfant, il est salutaire de proposer à l’adolescent de participer aux au rituel des obsèques, c’est l’associer et lui donner la place qui est la sienne, dans cette épreuve.

La difficulté chez l’adolescent à exprimer ses émotions, comme la tristesse est proportionnelle au sentiment de faiblesse qu’elle lui renvoie et à la peur du regard et du jugement de son entourage tant familial que social. La tristesse est une émotion comme la joie, elle a sa raison d’être. Eviter tout jugement à cet égard est fort salutaire.

Face à l’impuissance à consoler et à soulager leurs proches, certains adolescents peuvent devenir agressif et chercher inconsciemment le conflit.

L’attitude de l’entourage a un effet miroir sur la manière dont l’adolescent vit le deuil. Selon que les adultes expriment ou pas leurs émotions, leurs attitudes a un impact sur l’expression des sentiments de l’adolescent.

En tant qu’adulte, exprimer ses sentiments face à son adolescent, c’est lui permettre de s’autoriser à les vivre, sans jugement avec bienveillance et de le rassurer sur la normalité de ce qu’il vient. C’est créer un lien entre l’adolescent et l’adulte.

La perte d’un être chère à l’adolescence peut-être vecteur d’un décrochage scolaire, de fatigue, de problèmes de santé, de changement de caractère.

L’adolescence est une période où l’enfant à tendance à se mettre en danger, le deuil peut ainsi être le départ de comportement à risque, comme les addictions.

L’adolescent peut sembler indifférent au deuil qui l’entoure et à la recherche de son autonomie à du mal accepter de l’aide.
Si le rôle de l’entourage est essentiel pour le soutien d’un adolescent en deuil, il est toutefois parfois difficile pour les proches d’accompagner l’adolescence, étant soi-même impacté émotionnellement.

Privilégier au maximum une écoute bienveillante, sans jugement et un dialogue respectueux des propos et des comportements de l’adolescent.

Inciter l’enfant et l’adolescent à s’exprimer est salutaire. Cela peut se faire auprès de ses camarades et plus particulièrement ceux qui eux aussi ont du faire face à la perte d’un être cher, à un tiers de confiance pour l’enfant et l’adolescent, un professionnel de l’accompagnement, mais également par tout mode d’expression comme la musique, l’écriture, création en mémoire à la personne décédée.

Pour le petit enfant comme pour l’adolescent, il est salutaire de maintenir au cours de cette période, les règles de vie et les repères habituels. C’est le sécuriser et lui témoigner que la vie continue.

C’est leur rappeler que l’être décédé les aimait et souhaitait leur bonheur. C’est les autoriser à vivre et à être heureux.

Il est salutaire de communiquer avec son enfant sur la mort, le deuil, au travers de lecture et ce, dès la petite enfance, de façon à intégrer la notion de mort progressivement et comme faisant partie du cycle de la vie.

En tant qu’adulte, vous lui apportez une sécurisation qui lorsque vous êtes confrontés, au même moment que l’enfant à la perte d’un être cher est plus difficile, par manque de disponibilité et étant vous-même en lien avec vos propres émotions.

L’enfant est ainsi mieux préparé à comprendre et accepter la mort d’un être proche ou encore lors de son animal de compagnie lorsque celui survient.

LectureQuelques conseils de lecture pour vos enfants

L’accompagnement de son enfant, son adolescent passe parfois par un accompagnement en tant que Parent. C’est une opportunité pour le Parent d’évoquer sa propre souffrance, à l’extérieur de la cellule familiale, pour l’exprimer, au sein de son foyer, en fonction de ses besoins, dans le respect de soi et de son enfant.

C’est également avoir les clés d’un dialogue apaisant et sécurisant pour son Enfant.

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Les cinq plus grands regrets exprimés en fin de vie

Article rédigé et publié par Virginie Lefranc (mise à jour le 28/10/2016)
Thérapeute, Coach de vie, Consultante
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Gestion stress social et professionnel
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